La nature humaine étant ce qu'elle est, il y a eu des personnes mourant jeunes et d'autres mourant très agées.

Certains ont résisté à la médecine aléatoire de leur époque, les croyances dangereuses et les maladies...

Beaucoup d'enfants sont décédés durant leur première année. D'autres plus agés, mais sans atteindre l'âge adulte sans que l'on sache pourquoi.

Il faut quand même se souvenir que la médecine a d'abord comme rôle de reconnaitre les maladies, d'accompagner les malades puis de soigner. Les médicaments sont relativement récents . L'aspirine date de 1899, la pénicilline de 1928, les antibiotiques de 1940....

De plus la médecine étant réservée aux lettrés, les médecins ne s'installaient pas dans les campagnes. Il fallait donc, malade, se déplacer en "ville", (donc une perte du temps de travail) et payer une consultation pour un résultat aléatoire. On avait alors beaucoup recours à la médecine populaire faite de recettes magiques et de traditions. Pour cette médecine, on avait recours aux femmes agées de la famille, ou aux sorciers et rabouteux pour les cas les plus graves. Il y avait aussi le recours aux pélerinages en l'honneur de grands saints en dernier recours.

Il n'y avait pas de palpation du corps. Tout était grandement centré sur l'observation des urines et de l'aspect général du corps.

La médecine a grandement progressé à partir du 17ème siècle, grâce aux pensées philosophiques. On découvre notamment la circulation du sang et celle de l'air. Et l'invention du microscope qui permet l'observation des microbes.

Au 18ème siècle on découvre la possibilité des vaccinations. On met en place une surveillance sanitaire de la population et pose les bases des épidémiologies

Au milieu du 19ème siècle, les suppositions sont remplacés par l'observation et l'expérimentation. En France, l'enseignement de la médecine se transforme en imposant aux étudiants en médecine ou en chirurgie une formation pratique à l'hôpital et des exercices de dissection. Le diplôme de docteur en médecine devient obligatoire pour exercer.

Quant à la chirurgie, les chirurgiens étaient souvent les barbiers...