Pendant des siècles, on s'est méfié de l'eau. L'eau était porteuse de maladies, et de malheur. Ne rendait-elle pas stérile les femmes qui prenaient trop de bains ...

De plus la sagesse populaire était contraire à l'hygiène : trop laver le linge l'use prématurément par exemple.

C'est pourquoi on pratiquait alors la toilette fragmentée. Les mains étaient souvent lavées. De temps en temps les pieds et le visage. 

Dans les classes supérieures de l'aristocratie et de la noblesse, on avait recours aux parfums, aux poudres et aux perruques pour masquer les odeurs et se donner une belle apparence selon les normes de l'époque.

Puis on a découvert la théorie des infections dues à l'obturation des pores par la crasse, porteuse de microbes. Les médecins ont alors recommandé un lavage quotidien. Ils ont du faire face à l'hostilité des classes populaires. Peu à peu les classes supérieures les ont écoutés, suivis par la bourgeoisie puis le peuple.

Des lieux de défécation ont été instaurés, pour devenir la norme dans les grandes villes et les campagnes.

Toutefois le calendrier du bain suivait le rythme menstruel de la femme. 

A cela s'ajoutait la pudeur et les interdits entourant la nudité. Des poudres troublant l'eau du bain pour ne pas voir son corps nu étaient utilisés , notamment pour les jeunes filles.