J'ai la chance d'être maman et même si je garde un bon souvenirs de mes accouchements, cela n'a pas été les meilleurs moments de ma vie. Alors que cela s'est déroulé à la maternité après suivi médical durant les grossesses.

Imaginez alors, aux époques de nos ancêtres, les accouchements successifs à la maison, sans sage femme, sans suivi antérieur. Avec comme seul aide, une femme "expérimentée" de la famille ou la matrone reconnue du village.

L'accouchement même s'il est un événement naturel inhérent à notre condition de vivipares, reste un moment dangereux pour la mère et l'enfant à naitre. Beaucoup de morts nés indiqués dans les registres témoignent de cette réalité. Les raisons du décès n'étant pas indiqués, on ne peut pas connaitre le nombre de femmes mourrant de suites de couches. Seule la quasi similitude de date entre un accouchement et un décès peuvent servir d'indice. Ce qui est le cas pour mon aieüle VERLEENE Jeanne Rose qui décède le 2 octobre 1828 après avoir mis au monde un enfant mort-né le 24 Septembre 1828 (sosa 119) 

Les conditions étant difficiles, nombre de croyances et de superstitions entouraient ce moment charnière dans la vie d'une femme. Ces superstitions étaient de toutes sortes : les futures mères ne devaient pas porter de noeuds sur elles, ne pas croiser les bras ou les jambres, ni porter de bijoux sur elles pour faciliter la délivrance. On mettait du sel sur le pas de porte de la chambre où avait lieu l'accouchement ....

Les sages femmes furent officialisées comme profession avec une formation préalable en 1803. On y fait parfois mention dans les actes de naissance :

Madame MORGAUT Marie Marguerite sage femme indiquée lors de la naissance de HUMEZ Marie Louise Clémentine (sosa 79) en 1825

Madame GOUJON Adèle, 51 ans, sage femme domiciliée à Saint Joire qui déclare la naissance de LECLERC Jeanne (sosa 11) en 1899

Ces moments à hauts riques , certaines de mes ancêtres l'ont vécues à de nombreuse reprises, certaines avec une moyenne de 18 mois entre chaque ... 

Suite à mes recherches actuelles, le plus grand nombre d'enfants pour une femme dans ma généalogie est :

12 enfants pour PYLYSER Clara Josephina entre 1782 et 1795 (sosa 207),

puis 11 enfants pour GUILBERT Augustine entre 1815 et 1828 (sosa 109) à partir de ses 22 ans 

et également 11 enfants pour MACREL Marie Joseph entre 1734 et 1751 à partir de ses 21 ans.